GIERSA, Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines

Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines

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Université Laval Université de Montréal

Le GIERSA bénéficie du programme « Soutien aux équipes de recherche » du
Fonds de recherche Société et culture, gourvernement du Québec

ETUDE DU MYTHE DU TSAMBA ET MAGOTSI SUR LA CONNAISSANCE DE LA METTALURGIE DU FER DANS LA REGION DE SINDARA-FOUGAMOU AU GABON

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La thèse présentée ici  porte sur un mythe lié à la métallurgie  du fer dans la région de Sindara-Fougamou, au Gabon. «Tsamba et Magotsi>> est le récit  mythique de deux  génies qui auraient eu comme lieu de résidence les chutes du même nom, sur le fleuve Ngounié, au Gabon. Ils fournissaient et réparaient tout outil et toute arme de fer apportés par les hommes au pied des chutes. En échange, le respect de la quiétude, de la sainteté des lieux et peut-être la continuité de l'activité productrice furent  garantis de façon apparemment tacite  entre les deux parties. Cela, jusqu'au jour où un homme et son fils vinrent épier les deux génies. Se sentant trahis, ces derniers les transformèrent en termitières et, du coup, cessèrent leurs activités.

L'objectif à la fois humble et modeste que l'auteur de cette œuvre se veut d'atteindre est de  cerner  la  portée sociale,  culturelle  et  symbolique de  ce  récit sommairement  énoncé.  Ce faisant, il voudrait également  non seulement  faire avancer les connaissances sur la cosmologie gabonaise,  mais  aussi  apporter   sa contribution   en  vue  de   la  revalorisation  des   savoirs traditionnels et de leur mode de transmission. Le travail de revalorisation vraisemblablement déjà amorcé par d'autres dans diverses   disciplines  y compris  en anthropologie, n'est    pas nécessairement un retour en arrière, loin de là. Il doit plutôt être  perçu comme le moyen pour cette Afrique en plein essor de puiser dans sa culture, dans ses valeurs intrinsèques des modèles endogènes qui, s'aidant  de la science occidentale, de la technologie moderne, puissent lui assurer des  lendemains meilleurs. C'était le  vœu  le  plus cher  aux  Pères  du  Panafricanisme.  Nous sommes convaincus que c'est aussi  celui  de  nombreux spécialistes  en sciences  sociales qui, depuis plusieurs années, ont mis un point d'honneur à étudier et à faire connaître les civdilisations africaines dans toute leur splendeur.