GIERSA, Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines

Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines

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La quasi-légalité du transport de migrants au Niger à l’aune de l’externalisation des frontières européennes

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Date: 
12 Mars 2024
Conférencier(ère): 
Philippe M. Frowd, Université d’Ottawa
Lieu(x): 
Conférence GSCMF bimodale organisée avec l’appui du CRIDAQ. Salle R-3680, Pavillon des sciences de la gestion de l’UQAM et Zoom

Mardi 12 mars 2024, 12h30 à 13h55

Résumé
Le Niger est depuis plusieurs années considéré comme une plaque tournante de la migration ouest-africaine. Même si le nombre de migrants transitant par ce pays du Sahel diminue fortement par rapport au récent pic de passages en 2015, les politiques et les pratiques du gouvernement nigérien et de ses partenaires internationaux continuent de s’articuler autour de la migration irrégulière comme enjeu de sécurité. Cette approche essentiellement répressive envers la migration irrégulière a eu des répercussions sur les perspectives des « passeurs » dans le nord du Niger, où est installée depuis longtemps une économie autour de la migration de transit. Plusieurs travaux abordent la criminalisation et la sécurisation au Niger, mais on accorde moins d’attention aux récits des acteurs du transport de migrants, dont les témoignages reflètent le statut fondamentalement ambigu de l’économie de la migration entre le licite et l’illicite, le légal et l’illégal. Cette conférence s’inspire du concept de quasi-légalité pour appréhender cette ambiguïté et illustrer trois phénomènes : l’écart entre l’acceptabilité sociale du transport de migrants et la réponse de l’État, l’ambiguïté au sein même des pratiques de l’État et de ses partenaires, et les perspectives des passeurs dans la région d’Agadez. Cette approche se veut critique envers la thèse, populaire tant en Europe que dans le contexte africain, d’une « criminalité transnationale organisée » au nord Niger.

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